Psychologue en ligne pour le burn out

Quand le repos ne répare plus rien, que le dimanche soir commence le samedi matin et que la personne motivée d'avant semble être partie sans laisser d'adresse. Un accompagnement en visio pour traverser le burn out et reconstruire autrement.

Quand le travail a pris toute la place

Un épuisement qui ne ressemble pas à de la fatigue

Tout le monde connaît la fatigue d'une grosse semaine. On dort, on souffle un peu, et le lundi on repart. Le burn out fonctionne autrement : le week-end ne répare plus, les vacances non plus. On revient de quinze jours de congés aussi épuisé qu'avant de partir, avec en prime la culpabilité de ne pas avoir su en profiter. Le réservoir semble percé, et plus personne ne sait où se trouve la fuite.

À cet épuisement s'ajoutent souvent deux compagnons discrets. Le cynisme d'abord : on se surprend à ne plus rien attendre de son travail, à faire les choses de loin, comme derrière une vitre, alors qu'on était de ceux qui y croyaient. Et puis le sentiment de ne plus y arriver, de mettre trois heures là où il en fallait une, de relire quatre fois un mail simple. Cette combinaison porte un nom, et surtout, elle se soigne.

Ça n'arrive pas d'un coup

Le burn out a mauvaise réputation de foudre qui tombe sans prévenir. En réalité, il s'installe lentement, par petites marches, et chaque marche paraissait raisonnable sur le moment. On reste un peu plus tard, on répond aux mails le soir, on saute le déjeuner, on annule un dîner puis deux, on remet le sport à la semaine prochaine depuis huit mois. Le corps envoie des signaux, des insomnies, des tensions, une boule au ventre le dimanche, et on les met sur le compte d'une période chargée. La période chargée dure depuis trois ans.

C'est souvent l'entourage qui s'inquiète en premier, ou le médecin, ou une crise de larmes un mardi matin sur le parking pour une broutille. Beaucoup de gens arrivent en consultation en s'excusant presque, en expliquant que d'autres vivent des choses plus graves. C'est précisément ce raisonnement qui les a menés là.

Pourquoi vous, précisément

Le burn out a un goût prononcé pour un certain profil : les gens consciencieux, investis, fiables, ceux à qui on peut demander, ceux qui n'aiment pas décevoir. Les personnes qui font le minimum ne s'épuisent pas à la tâche, elles vont très bien, merci pour elles. L'épuisement professionnel touche celles et ceux qui ont appris quelque part que leur valeur se mesurait à ce qu'ils donnent.

En thérapie des schémas, on retrouve souvent derrière le burn out des schémas bien identifiés : les exigences élevées, qui fixent la barre toujours un cran au-dessus de ce qui vient d'être atteint, l'abnégation, qui fait passer les besoins des autres systématiquement avant les siens, ou l'assujettissement, qui rend le non presque imprononçable. Ces schémas ont une histoire, souvent ancienne, et tant qu'on ne s'en occupe pas, changer d'employeur revient à déménager avec les meubles qui posaient problème.

Le corps finit par voter

Ce qui frappe dans le burn out, c'est à quel point le corps prend part à la conversation. Troubles du sommeil, douleurs, migraines, infections à répétition, mémoire qui flanche, concentration en miettes. Quand la tête refuse d'entendre qu'il y a un problème, le corps se charge du message, et il a l'avantage d'être difficile à ignorer.

C'est aussi pour cela que l'accompagnement psychologique s'articule souvent avec un suivi médical, notamment quand un arrêt de travail est en jeu. L'arrêt soulage, mais il ne suffit pas : se reposer sans comprendre ce qui a mené là prépare surtout une rechute en meilleure forme. Le vrai travail consiste à comprendre la mécanique, pour ne pas la remonter à l'identique.

Ce qu'on fait en thérapie

La première étape consiste souvent à poser les choses, simplement, et à remettre de l'ordre dans ce qui s'est passé. Beaucoup de personnes en burn out n'ont pas raconté l'histoire complète à qui que ce soit, par pudeur ou par loyauté envers leur employeur. Ensuite, la TCC offre des outils concrets : repérer les pensées qui poussent à en faire toujours plus, apprendre à dire non sans y passer la nuit, réinstaller des limites qui tiennent.

Et quand l'épuisement s'appuie sur des schémas anciens, la thérapie des schémas va chercher plus loin : d'où vient cette conviction qu'il faut mériter sa place chaque jour, qui a appris à cet enfant que se reposer était suspect. C'est ce travail en profondeur qui permet de reconstruire un rapport au travail vivable, où l'on peut être investi sans se consumer. Le format en visio s'y prête bien, notamment pendant un arrêt, quand sortir de chez soi demande déjà un effort.

Le repos qui ne répare plus

Week-ends et vacances n'y changent rien, la fatigue est toujours là au réveil, installée comme chez elle.

Le cynisme qui s'installe

Faire les choses de loin, comme derrière une vitre, alors qu'on était de ceux qui y croyaient vraiment.

Le corps qui parle

Insomnies, tensions, boule au ventre du dimanche soir : quand la tête n'écoute pas, le corps monte le volume.

L'impossibilité de dire non

Accepter encore un dossier, encore une urgence, parce que refuser semble tout simplement hors de portée.

Format

Téléconsultation en visio, en toute confidentialité.

Durée

Séances de 45 minutes, adaptées à votre rythme.

Approche

Thérapie des schémas et TCC pour des changements concrets et durables.